Le carnaval, fête païenne née en Europe ouvre la voie, pendant ou après une courte période, à des réjouissances populaires toutes tendances sociales confondues. Il fut introduit en Amérique avec l'arrivée des Espagnols et des Français au XVIe siècle. Plus tard la présence forcée des esclaves africains venus avec leurs coutumes, apportera des transformations à cette fête annuelle.
La première théorie sur l'origine du carnaval fait allusion au « carrus navalis » chariot naval qui participait à la fête romaine d'Isis, déesse du mariage et de la famille.
L'autre théorie voit différemment cette fête licencieuse. Il s'agissait plutôt de la célébration à Rome des « Lupercales » en l'honneur de Lupercus, protecteur des champs et des troupeaux. C'était la grande fête populaire qui rassemblait tout le peuple et les Rois Princes et Convives autour de somptueuses tables ou l'abondance était la règle.
Cependant une autre approche historique fait allusion en l'an 9 après Jésus-Christ au mot carne signifiant ( viande) et ( levare) ( laisser ). Ce qui implique une interdiction de manger de la viande durant 40 jours, période de jeûne située entre le mercredi des Cendres et les Pâques. La durée du carnaval varie en fonction des Pâques et s'oppose à celle du Carême. C'est une véritable « bamboche » un temps où tous les interdits, les tabous règnent de façon absolue, réglant l'évolution des sujets qui s'oublient jusqu'à l'excès.
En Haïti, le carnaval a ses racines aux temps coloniaux, C'était un moment de répit ou les grands planteurs et les colons appréciaient la dramaturge locale de leurs esclaves de talent. Ces festivités se prolongeaient pendant des jours dans de grandes convivialités ou le bétail et la moisson ornaient les tables.
Cette fête est rentrée comme par enchantement dans les festivités nationales et le peuple s'égayait dans la débauche populaire d'abord après la soupe traditionnelle du 1er janvier, ensuite après la fête des « Rois » populairement appelée à l'opposé de la Noël surnommée « Fèt Granmoun » . Ainsi depuis maintenant deux mille ans, on commémore le carnaval en Haïti comme une fête de grandes réjouissances à travers les rues de Port au Prince, des banlieux et de la province.
Le carnaval Haïtien est divisé en deux parties :
La première dénommée « exercices » est considérée comme une sorte de préparatifs au cours desquels les dimanches précédant les jours gras sont animés depuis le matin après les offices religieux avec les (Lamayot, Machan fey, Chaloska etc) au côté des bandes à pied qui évoluaient soit le matin ou l'après midi, selon les motivations. .
La deuxième partie , le carnaval proprement dit s'identifie aux trois jours gras. C'est le temps de la réjouissance suprême et des grands déguisements. En effet, les dimanche, lundi et mardi gras donnaient lieu à un défilé ponctué de méringues, de danses et de chants de toutes sortes où se défoulaient, Indiens, Hindous, Arabes du désert, B½ufs, Cyclistes, motocyclistes, jambes de bois, ti piké, Choucoune, Grosses têtes et autres masques.
En l'année 1927, Haïti a eu son premier carnaval organisé avec pour Reine Mlle Duplessis devenue plus tard, Mme Gontran Rouzier, à cette époque le Roi était un mannequin qui était promené durant les trois (3) jours puis brûlé devant la tribune officielle. Le cortège s'ébranlait à 3h. pm. et prenait fin à 6h.pm dans le but de permettre aux participants et spectateurs de rentrer chez eux et se préparer pour le bal travesti.
En l'année 1938 le Roi mannequin fut remplacé par un Roi humain paré de très beaux habits et le char était pourvu d'une table richement garni de mets excellents et de boisson.
Haïti a inauguré le Carnaval de nuit qui prenait fin à 8 heures du soir en l'année 1948 sous le Gouvernement de Dumarsais Estimé.
La première bande carnavalesque a émergé du Bel air et s'appelait " Soleil Brillant " elle a été suivie l'année d'après par " Foudre du Ciel " issue du Morne à Tuff. Ces bandes étaient financièrement supportées par les Notables de leurs régions respectives.
Du 16ème au 21ème siècle, le carnaval Haïtien a subi de profondes transformations tant au niveau des groupes traditionnels que pour les formations musicales. La jeunesse des années 60 se rappelle encore du temps ou Nemours Jean-Baptiste avec son COMPAS DIRECT et Webert Sicot, Créateur de CADENCE REMPAS agrémentaient le parcours du cortège carnavalesque à partir de leurs polémiques qui faisaient vibrer leurs fanatiques. Maintenant c'est plutôt l'ère des décibels qui envahissent le parcours, font trembler les stands et endommagent le système auditif de certains participants.
Depuis plus de deux ans, de nombreux efforts sont accomplis par les membres du Comité afin de relever le niveau de cet Grand évènement par la mise en place de certaines normes qui lui permettraient de sauvegarder la tradition et réguler cette immanquable fête.
La première théorie sur l'origine du carnaval fait allusion au « carrus navalis » chariot naval qui participait à la fête romaine d'Isis, déesse du mariage et de la famille.
L'autre théorie voit différemment cette fête licencieuse. Il s'agissait plutôt de la célébration à Rome des « Lupercales » en l'honneur de Lupercus, protecteur des champs et des troupeaux. C'était la grande fête populaire qui rassemblait tout le peuple et les Rois Princes et Convives autour de somptueuses tables ou l'abondance était la règle.
Cependant une autre approche historique fait allusion en l'an 9 après Jésus-Christ au mot carne signifiant ( viande) et ( levare) ( laisser ). Ce qui implique une interdiction de manger de la viande durant 40 jours, période de jeûne située entre le mercredi des Cendres et les Pâques. La durée du carnaval varie en fonction des Pâques et s'oppose à celle du Carême. C'est une véritable « bamboche » un temps où tous les interdits, les tabous règnent de façon absolue, réglant l'évolution des sujets qui s'oublient jusqu'à l'excès.
En Haïti, le carnaval a ses racines aux temps coloniaux, C'était un moment de répit ou les grands planteurs et les colons appréciaient la dramaturge locale de leurs esclaves de talent. Ces festivités se prolongeaient pendant des jours dans de grandes convivialités ou le bétail et la moisson ornaient les tables.
Cette fête est rentrée comme par enchantement dans les festivités nationales et le peuple s'égayait dans la débauche populaire d'abord après la soupe traditionnelle du 1er janvier, ensuite après la fête des « Rois » populairement appelée à l'opposé de la Noël surnommée « Fèt Granmoun » . Ainsi depuis maintenant deux mille ans, on commémore le carnaval en Haïti comme une fête de grandes réjouissances à travers les rues de Port au Prince, des banlieux et de la province.
Le carnaval Haïtien est divisé en deux parties :
La première dénommée « exercices » est considérée comme une sorte de préparatifs au cours desquels les dimanches précédant les jours gras sont animés depuis le matin après les offices religieux avec les (Lamayot, Machan fey, Chaloska etc) au côté des bandes à pied qui évoluaient soit le matin ou l'après midi, selon les motivations. .
La deuxième partie , le carnaval proprement dit s'identifie aux trois jours gras. C'est le temps de la réjouissance suprême et des grands déguisements. En effet, les dimanche, lundi et mardi gras donnaient lieu à un défilé ponctué de méringues, de danses et de chants de toutes sortes où se défoulaient, Indiens, Hindous, Arabes du désert, B½ufs, Cyclistes, motocyclistes, jambes de bois, ti piké, Choucoune, Grosses têtes et autres masques.
En l'année 1927, Haïti a eu son premier carnaval organisé avec pour Reine Mlle Duplessis devenue plus tard, Mme Gontran Rouzier, à cette époque le Roi était un mannequin qui était promené durant les trois (3) jours puis brûlé devant la tribune officielle. Le cortège s'ébranlait à 3h. pm. et prenait fin à 6h.pm dans le but de permettre aux participants et spectateurs de rentrer chez eux et se préparer pour le bal travesti.
En l'année 1938 le Roi mannequin fut remplacé par un Roi humain paré de très beaux habits et le char était pourvu d'une table richement garni de mets excellents et de boisson.
Haïti a inauguré le Carnaval de nuit qui prenait fin à 8 heures du soir en l'année 1948 sous le Gouvernement de Dumarsais Estimé.
La première bande carnavalesque a émergé du Bel air et s'appelait " Soleil Brillant " elle a été suivie l'année d'après par " Foudre du Ciel " issue du Morne à Tuff. Ces bandes étaient financièrement supportées par les Notables de leurs régions respectives.
Du 16ème au 21ème siècle, le carnaval Haïtien a subi de profondes transformations tant au niveau des groupes traditionnels que pour les formations musicales. La jeunesse des années 60 se rappelle encore du temps ou Nemours Jean-Baptiste avec son COMPAS DIRECT et Webert Sicot, Créateur de CADENCE REMPAS agrémentaient le parcours du cortège carnavalesque à partir de leurs polémiques qui faisaient vibrer leurs fanatiques. Maintenant c'est plutôt l'ère des décibels qui envahissent le parcours, font trembler les stands et endommagent le système auditif de certains participants.
Depuis plus de deux ans, de nombreux efforts sont accomplis par les membres du Comité afin de relever le niveau de cet Grand évènement par la mise en place de certaines normes qui lui permettraient de sauvegarder la tradition et réguler cette immanquable fête.